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vendredi 17 août 2012

Les ports de commerce en France et ses exportations de céréales.



Le commerce maritime représente 90 % du transport de marchandises dans le monde. Les ports sont donc cruciaux et représentent des entités économiques majeures. Réalisée à partir des informations fournies par le ministère du développement durable et de l'Énergie, la carte suivante représente le classement des ports suivant les trafics annuels des ports et leurs évolutions depuis l'an 2000. 
 




Bien que les ports de commerce se répartissent sur l'ensemble des côtes, les principaux ports sont situés sur la Manche (Le Havre, Calais, Dunkerque, Rouen ; soit 50 % du trafic 2011), véritable « autoroute » commerciale. On peut également observer une augmentation du trafic assez importante pour l'ensemble des ports depuis 2000, à l'exception des ports de Boulogne (-95%), Cherbourg (-51%), Saint-Malo (-22,6). L'importance de ces ports s'explique par la proximité de le région parisienne et de l'axe industriel européen courant des Pays-Bas à l'Italie.

Sur la côte atlantique, Nantes est le principal port (8 à 9 % du trafic annuel) tandis que La Rochelle et Bordeaux suivent. Les ports bretons de Brest et Lorient ont un trafic extrêmement faible, le port de Bayonne s'en sortant un peu mieux. Malgré tout, l'ensemble des ports de l'Atlantique connaissent une baisse de leur activité, à l'exception de celui de La Rochelle.

Les ports de la côte méditerranéenne représentent un peu moins du tiers du trafic national mais c'est le grand port maritime (anciennement port autonome) de Marseille – premier port français en terme de tonnage avec 88 517 849 tonnes en 2011 – qui en représente la quasi-totalité grâce aux produits pétroliers qui représentaient en moyenne 65 % de son activité sur la période 2000-2011. Mais depuis l'an 2000, son activité, tout comme celles de Sète et Port-la-Nouvelle, a diminué. 
 





Étude de cas : l'exportation des céréales.




Grande puissance agricole et donc céréalière, la France exporte une partie importante de sa production, un peu moins de 52 % en moyenne. Au cours de la campagne 2010-2011, les exportations céréalières ont été envoyé pour moitié vers l'Union européenne et pour moitié vers d'autres États ; 61 % de l'ensemble étant passé par les ports.

Le premier port céréalier est celui de Rouen avec 25 % des exportations françaises. L'exportation de céréales représente 50 % des sorties et près du tiers de l'activité totale. Le second port, avec 10,75 % des exportations céréalières, est La Rochelle ; et ce avec la quasi-totalité de ses exportations (96%) et 40 % de son activité totale. Suivent ensuite, avec un peu moins de 17 % du total, Dunkerque, Nantes-Saint-Nazaire, Bordeaux tandis que Marseille exporte moins de 3 % du total. Cette configuration s'explique par la faiblesse de la production céréalière dans les régions du sud-est.
 


La production et l'export de céréales (hors riz) en France.
Campagne 1997-1998 1998-1999 1999-2000 2000-2001 2001-2002 2002-2003 2003-2004
Collecte (1000 t) 53478,0 58493,0 54703,0 55742,0 50233,0 58246,0 47072,0
Export (1000 t) 24766,1 31712,3 32279,7 30425,0 24474,8 29729,7 24776,3
Part des exportations. 46,31% 54,22% 59,01% 54,58% 48,72% 51,04% 52,63%
Campagne 2004-2005 2005-2006 2006-2007 2007-2008 2008-2009 2009-2010 2010-2011
Collecte (1000 t) 59437,0 54134,3 52322,0 48719,0 58707,2 61019,0 57514,9
Export (1000 t) 30578,2 28522,1 26260,9 23321,0 29604,4 31570,8 32950,3
Part des exportations. 51,45% 52,69% 50,19% 47,87% 50,43% 51,74% 57,29%
Source : Agreste, 2012. Moyenne 52,36%


Bibliographie et sources :


vendredi 13 mai 2011

Le sacrifice suprême au service de la paix : les morts de l'ONU.


Source : ONU.
Depuis la création de l'ONU, 2900 médailles Dag Hammarskjöld ont été décernées. Malheureusement, pour l'ensemble des titulaire de cette récompense mise en place sous Kofi Annan, celle-ci n'est décernée qu'à titre posthume aux membres de l'ONU décédés au cours d'une mission de maintien de la paix.




I. Les pertes : statuts des tués et causes des décès. 



SOBOCINSKI Antoine.
 
Si 69 % des décès furent accidentels ou dus aux maladies, les morts violentes ne représentant que 26 % des décès, les militaires et les observateurs militaires (les casques bleus) avec un effectif de 2207 morts constituent la grande majorité (soit 76 %) de cette "population". 


Les personnels civils, si l'on n'y intègre pas les membres des forces de police, représnetent une part non négligeable des pertes avec 489 tués. On remarqura que les pertes autochtones sont plus nombreuses.



















SOBOCINSKI Antoine

SOBOCINSKI Antoine.
Les graphiques ci-contre (dont 2 avec des échelles logarithmiques) représentent pour chaque année le nombre de décès et la cause de ceux-ci. Si l'on excepte les années 1961 (105/155 †) et 1993 (127/282 †), les pertes par mort violente (dont la première victime fut le commandant français René de Labarrière (1899-1948)) sont relativement rares par rapport aux morts accidentelles dont l'élément emblématique est la décimation de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH) lors du séisme du 12 janvier 2010. À l'exception des années 1961, 19931-1995, le nombre de décès ne fut jamais supérieur à 100 jusqu'à l'année 2003. Depuis, sept années ont dépassé cette limite. 





II. Les contributions étatiques et les pertes par État.







99 210 militaires, experts militaires et policiers servaient à la date du 31 mars au sein des différentes missions de l'ONU. Les principaux contributeurs, qui fournissent plusieurs milliers d'hommes, jusqu'à 10 600 pour le Bangladesh, 10 580 pour le Pakistan ou encore 8 657 pour l'Inde, sont tous des pays du Sud avec une belle concentration sud-asiatique et 4 des 5 membres de club des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud). Les pays du Nord contribuent moins en terme de force mais financent largement les opérations. Cette moindre participation humaine s'explique par le fait que les indemnités que versent l'ONU ne couvrent pas le coût d'un soldat « occidental » tandis que les autres pays acquièrent ainsi de l'expérience et des financements. Malgré tout, la participation de l'Italie, de la France et de l'Espagne n'est pas si négligeable avec respectivement 1 744, 1 471 et 1 113 hommes fournis2. Si les contributions occidentales sont plus faibles, les pertes accumulées au cours de l'histoire laisse transparaitre un certain équilibre. Trente-quatre États ont fournis 74,83 % des pertes onusiennes avec une « contribution » égale ou supérieure à 1,0 % chacun.



SOBOCINSKI Antoine.
Le « top 10 » est le suivant :
  1. Inde (4,83 %)
  2. Ghana (4,41 %)
  3. Pakistan (4,21 %)
  4. Canada (4,17 %) 
  5. Nigeria (3,97 %) 
  6. France (3,72 %) 
  7. Bangladesh (3,62 %) 
  8. Royaume-Uni (3,52 %) 
  9. Irlande (3,10 %) 
  10. Zambie (2,48 %). 

SOBOCINSKI Antoine




 Signalons que le Canada ne fournit plus que 221 hommes alors que ses participations étaient bien plus importante anciennement3.




Notes.
1. Année record avec 252 morts. 
2. Ils se retrouvent presque tous au sein de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL).
3. Géopolitique le débat, émission RFI du 27 février 2011.




Sources.
Statistiques de l'ONU sur les pertes.
Contributions des États : Réseau francophone de recherche sur les opérations de paix